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An Argader » Époques » Bas Moyen Âge » Ordre de bataille pour la Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1488)

Ordre de bataille pour la Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1488)

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Paskal


Bonsoir à tous,

Qui sait où trouver l'ordre de bataille le plus précis pour la Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (1488) et quel est son meilleur récit ?

Merci.


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"Et comme chacun sait, deux ou même un nombre innombrable de couis ne font pas naitre un seul chêne" (Paskal)

Patrice

Patrice
Admin
Il y a eu plein de trucs écrits là-dessus... mais je ne sais pas si on a découvert quelque chose de plus depuis Dom Morice, et La Borderie...


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« Il vaut mieux faire face à ce qui est derrière nous, que tourner le dos à ce qui est devant ! » (capitaine Huchehault)
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cvenant56

cvenant56
Je ne pense pas qu'il y ait quelque chose de récent là-dessus. Dans le milieu des historiens bretons, la tendance est plus à l'archéologie de l'Antiquité et du haut Moyen Âge. Le dernier article que j'ai lu sur St Aubin du Cormier, c'était dans un des derniers numéros de Guerre et Histoire. Mais il n'y avait rien pour un ordre de bataille.


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"Si c’est possible, c’est fait ; si c'est impossible, cela se fera."
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Paskal


Le 28 juillet 1488, c'est organisée ainsi que l'armée du duc de Bretagne se présente devant celle du roi de France :

L'ost Breton, dont François de Rohan (fils de Jean II), qui est mort là-bas comptait donc :

Les compagnies d'ordonnance bretonnes.

Les francs-archers bretons (en livrée nationale anglaise pour faire peur aux français).

2500 fantassins et arbalétriers gascons et béarnais débarqués à Quimper, accompagné de 1000 aragonais.

700 à 800 lansquenets allemands (une nouveautée datant de 1487!) soit des reliefs de la petite armée de Maximilien d'Autriche.

300 archers anglais, survivants de l'embuscade de Dinan.

Un certain nombre de castillans.

Les gentilhommes accompagnant les princes français.

un total de 11 à 12 000 hommes.

A cette composition hétérogène, s'ajoute un commandement disparate, qui inclut le maréchal de Rieux, adversaire du duc de Bretagne en 1487, le duc d'Orléans, le futur Louis XII et d'autres grands féodaux.

L'artillerie bretonne comprend environ 700 pièces de toutes qualités à la fin du XVe siècle, notamment des forteresses et des pièces dépassées; sur le champ de bataille,elle est inférieure à son homologue française.

Peu de nobles Bretons ont rejoint cette armée, et certains ont même pris les armes dans l'armée royale (Comme d'habitude, ces fumiers voulant garder leurs pensions payées par les enfants de Louis XI).

Cette armée fait face à l'armée royale française de 10 000 hommes dont 12 enseignes d'infanterie suisses (4 000 hommes), 25 compagnies d'ordonnance françaises, 200 archers de la garde royale française, auxquels s'ajoutent l'arrière-ban de Normandie et 700 à 800 arbalétriers.

Elle est commandée par Louis II de la Trémoille.

Parmi les chevaliers de l'armée du roi, il y a aussi des nobles bretons, dont le vicomte Jean II de Rohan, un autre traitre  voulant toucher sa pension des enfants de Louis XI.

L'artillerie royale était la plus puissante d'Europe à l'époque.

Rieux a ordonné à 1 000 francs-archers bretons de porter une livrée blanche , arborant la croix rouge des archers anglais.

L'aile gauche et l'avant-garde de l'armée ducale sont commandés par le maréchal des Rieux; le centre est dirigé par Alain d'Albret, avec l'artillerie derrière (sur le flanc droit pendant la bataille) et la cavalerie.

Les troupes royales arrivent sur le champ de bataille en petits groupes dispersés, avec à l'avant-garde Adrien de l'Hospital, le corps principal dirigé par La Trémoille et l'arrière-garde par le maréchal Baudricourt.

Du côté «conspirateur», le duc d’Orléans, Lord Scales et le prince d’Orange se battent à pied avec leurs hommes pour leur remonter le moral et pour la Bretagne.

La bataille commence par un échange d'artillerie, que déclenche les forces des deux côtés.

L’armée bretonne attend jusqu’à 14h00 que l’armée royale se mette en place, mais avant qu’elle ait fini de tenir son conseil de guerre, l’attaque est lancée avec une charge sur le flanc droit des troupes royales.

Cette attaque a réussi à enfoncer les rangs royaux avec force, au cri de Saint Samson (saint du jour).

La Trémoille mène l'offensive au milieu de la bataille et crée un fossé dans  le front breton.

Comme dans la plupart des batailles médiévales, le moment décisif dure  moins d'un quart d'heure.

La l'arrière garde reste derrière.

La faille est immédiatement exploitée par l'artillerie royale et une charge de la cavalerie italienne dirigée par Jacomo Galeotta.

De Rieux et Albret s'enfuient, l'un à Dinan, l'autre à Rennes.

C'est alors le massacre, aucune demande de miséricorde pour rançon n'étant acceptée, que ce soit sur le champ de bataille ou pendant la poursuite qui suit.

Durant la bataille qui a duré quatre heures, 7 à 8 000 combattants du camps Bretons restent sur la lande de Saint-Aubin-du-Cormier contre 1 500 dans le camp royal.

Comme l'écrit Léon Le Meur, "La bataille de Saint-Aubin a sonné le glas de l'indépendance bretonne".

J'ai aussi trouvé celà :

Armée Bretonne.

Avant-garde :

2400 hommes des compagnies d'ordonnances bretonnes; hommes d'armes montés (600) et 1500 Archers montés avec 300 piétons.

Milice à pied (Francs-archers Bretons) 1700 hommes.

440 archers anglais (Lord Scales).

Corps principal.

2500 Arbalètriers à pied ( Mercenaires Gascon et Béarnais).

1000 fantassins castillan et aragonais (Alain de Albrecht).

840  piquiers des lansquenets (bavarois et saxon, la formation des lansquenets date de 1487).

1000 fantassins et archers démontés des compagnies  d'ordonnances bretonnes.

3 Couleuvrines.

Arrière-Garde (Seigneur Chateaubriant).

2000 cavaliers  légers montés.

11840 hommes.

Armée royale française de 11000 hommes.

12 bandes d'infanterie suisses (3000 piquiers et hallebardiers).

25 compagnies d'ordonnance françaises 4000 hommes d'armes (1200 montés) et archers.

200 archers de la garde royale.

3000 fantassins de l'arriére - ban normand: Archers, Piquiers et hallebardiers (d'après le modèle suisse).

700 arbalétriers gascons.

4 grands couleuvrines avec 100 servants d'artillerie).

1 demi-coulevrine.

Duc de Alençon (pas dans la bataille et peut-être encore à Fougères).

1000 Suisses.

3000 fantassins de l'arriére - ban normand: Archers, Piquiers et hallebardiers (d'après le modèle suisse).

2200 hommes des compagnies d'ordonnance d'Anjou-Maine.

En affinant celà donnerait à peu prés ce qui suit :

Armée bretonne: 11880 hommes sans artilleurs et trois pièces d'artillerie.

Avant-garde bretonne:

2 400 hommes des compagnies d'ordonnance bretonnes; 600 hommes d'armes et 1500 archers montés(avec arcs longs, combattants à pied mais se déplaçant à cheval) et 300 fantassins (avec arbalètes?)

1700 miliciens bretons (Francs-archers bretons avec arcs longs ?)

440 Archers montés anglais commandés par Lord Scales. Archers combattant à pied mais se déplaçant à cheval, ils étaient 300 à Dinan et après l'embuscade, ils sont 440?

Total 4540 hommes?

Bataille:

2500 Arbalétriers et Mercenaires à Pied gascons et béarnais (Quelles armes pour ceux qui n'ont pas d'arbalètes? Combien de chaque type de fantassin?).

1000 fantassins castillans et aragonais (Alain de Albrecht) (Quelles armes pour eux qui n'ont pas d'arbalètes?)

840 piquiers des lansquenets (Bavarois et Saxon) (Pas d'armes à feux ou d'arbalètes, pas de hallebardes ni d'espadons?)

1000 Archers ( Archers combattant à pied mais se déplaçant à cheval) et fantassins des compagnies d'ordonnance bretonnes (Combien d'archers? Combien de fantassins avec des arbalètes?)

3 Coulevrines (Grande artillerie, combien de servants?)

Total 5340 hommes sans artilleurs?

Arrière-garde ( Seigneur Chateaubriant):

2000 Cavaliers légers montés (Troupes Féodales? Combien de chaque type?);

Total 2000 hommes?

Armée royale française: de 11 000 hommes et cinq pièces d'artillerie.

Avant-garde et bataille:

3000 piquiers et hallebardiers suisses formant 12 de leurs enseignes d'infanterie (aucun hacquebutiers ni d'arbalètriers ?).

25 compagnies d'ordonnance françaises (1200 hommes-armes et 2800 archers montés avec arcs longs, combattants à pied mais se déplaçant à cheval).

200 archers de la garde royale (gardes françaises? Archers montés avec arcs longs combattant à pied mais se déplaçant à cheval?).

3000 archers de l'arrière-ban de Normandie (uniquement avec des piquiers et des Hallebardiers sur le modèle suisse?).

700 Arbalétriers Gascons.

4 grandes Coulevrines avec 100 servants d'artillerie.

1 demi-coulevrine (servants d'artillerie?)

Total 2000 hommes?

Arrière-garde Duc de Alencon (pas dans la bataille et peut-être encore à Fougères):

1000 Suisses (piquiers et hallebardiers  ou est-ce les hacquebutiers et les arbalétriers des 12 enseignes suisses mentionnés pus haut?)

3000 archers de l' arrière-ban de normandie (uniquement avec des piquiers et des Halberdiers sur le modèle suisse?)

2200 cavaliers des compagnies d'Ordonnance d'Anjou-Maine (660 hommes d'armes et 1540 archers montés avec arcs longs?(combattant à pied mais se déplaçant à cheval?).

Bon malgré tout ce que vous venez d'ingurgiter, tout renseignements supplémentaires sont les biens venus.


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Patrice

Patrice
Admin
Les seuls choses plus récentes qu'on ait sans doute, c'est une meilleur connaissance des techniques, armes et armures etc mais ça n'influe pas sur l'ordre de bataille.

Ah oui, et aussi des études anglaises sur le contingent d'archers amenés par Lord Scales de l'île de Wight.


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Paskal


Faudrait que certains donnent d'autres ordres de bataille pour les comparer avec les miens.


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Eric de Gleievec

Eric de Gleievec
Sans parler d'ordre de bataille : un archéologue que j'ai connu il y a quelques années m'a parlé de pièces d'armures de chevalerie typiquement germaniques qu'il aurait trouvées sur le champ de bataille (y compris un éperon gravé avec une devise allemande, donc quelque chose de très personnel, sûrement pas une pièce "commerciale") ; il apparait donc qu'en plus des lansquenets, des chevaliers allemands/autrichiens aient été de la partie.


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Si vis pacem, paranoïaque !

Si tu crois que la violence n'est pas une solution, c'est sans doute que tu n'as pas frappé assez fort.

Quelques figurines "pas pour jouer".

Ehouarn

Ehouarn
Oui il semble attesté, dans ce que j’ai pu lire sur le sujet, qu’il y avait des mercenaires germaniques dans les rangs bretons.
Il semblerait même qu’ils fussent les premiers à se débander, car soumis au feu de l’artillerie française, entraînant ainsi la déroute de l’armée bretonne... Embarassed


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A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire !
http://www.biodanza56.fr

Paskal


Ces lansquenets étaient allemands mais j'ai lu ailleurs flamands - c'est le même problème pour la bataille de Stoke Field - mais c'est les espagnols de tout bois qu'y fournir le gros de l'effectif étrangers.


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GERARD Jacques

GERARD Jacques
On parle  de lansquenets à partir de 1486 et ces premiers lansquenets étaient formés et entraînés aux Pays Bas (mais provenaient de tous les pays à forte démographie) alors sous le contrôle de l'empereur Maximilien qui cherchait à se constituer une armée permanente...d'où peut-être la confusion allemands/flamands?
Etant données les bonnes relations entre la Bretagne et le Saint Empire (mariage d'Anne de Bretagne en 1490), il n'est pas étonnant que Maximilien Ier ait pu prêter ses Lansquenets voire plus (arbalétriers à cheval et chevaux légers à cette époque étaient en armure) à François II si en plus cela pouvait nuire au roi de France.


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Mieux vaut une bonne sous-couche qu'une mauvaise peinture!

Paskal


L'histoire des lansquenets est parfaitement connue ,c'est des bribes d'informations supplémentaires sur les ordres de batailles qu'il faut trouver...


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Ehouarn

Ehouarn
@Paskal a écrit:L'histoire des lansquenets est parfaitement connue ,c'est des bribes d'informations supplémentaires sur les ordres de batailles qu'il faut trouver...

Non moi je ne connaissais pas... et puis pour une fois que Jacques est sérieux il est peut-être malade


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Paskal


J'attend de l'aide de connaisseurs, si ils me l'envoie cela fera avancer le schmilblick.


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Paskal


Bon je laisse tomber puisque les soi-disant connaisseurs en fait en connaisses moins que moi et à ce qu'il semble, l'histoire militaire de Bretagne intéresse peu de gens...en Bretagne... Surprised


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Patrice

Patrice
Admin
Ben si, mais les compte-rendus de cette bataille datent de plus de cinq siècles, ils ont été lus, relus et étudiés par divers historiens et érudits bretons et français depuis... On ne voit pas ce qu'on pourrait savoir de plus que ce qui est déjà connu...

...À moins bien sûr qu'un jour quelqu'un déniche quelque chose d'autre dans un fonds d'archives à l'étranger, ça arrive parfois par miracle.


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Paskal


Eh bien justement comme je ne connais pas tous les compte-rendus de cette bataille, tellement il doit y en avoir, j'aimerai bien que quelqu'un en rajoute a ceux que j'ai indiqué...


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Patrice

Patrice
Admin
Je crois qu'en fait tout le monde a recopié tout le monde, et que les vraies sources d'origine sont peu nombreuses. Il faudrait déjà citer les sources précises de tout ce qu'on dit.


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Paskal


Voici une bibliographie succincte...

Memoirs of Calmette et Durville.

letters of Charles VIII of France.

Histoire des faicts, gestes et conquestes des roys de France Paul Emile.

The Valois: Kings of France 1328-1589 By Robert Knecht
plus a few more reference documents from Châteaubriant, Laval, Rennes and Fougeres.

Collectif, L'État breton Éditions, t. 2, Morlaix, Skol Vreizh, coll. « Histoire de la Bretagne et des pays celtiques », 1966.

Philippe Contamine et Jacques Garnier (dir.), « Bataille de Saint-Aubin-du-Cormier », dans Dictionnaire Perrin des guerres et batailles de l'histoire de France, Paris, Perrin, 2004.

Jérôme Cucarull, « Identité et commémoration. La constitution d'un lieu de mémoire Breton : la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (XVIe – XXe siècles) », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. tome 106, no 4,‎ 1999, p. 99-127 (lire en ligne [archive]).

Georges Minois, Anne de Bretagne, Paris, Fayard, 1999, 571 p. (ISBN 9782213603346 et 2213603340).

Philippe Tourault, Anne de Bretagne, Paris, Perrin, 1990.
Collectif d'universitaires des universités de Brest, Nantes, Rennes, Toute l'histoire de Bretagne, dans l'Île de Bretagne et sur le continent, Morlaix, Skol-Vreizh, 1996, 800 p.

Jean Kerhervé, L'État breton aux XIVe et XVe siècles, vol. 2, Maloine, 1987 (ISBN 2-22401703-0 et 2-224-01704-9).

Arthur fr La Borderie, Histoire de la Bretagne, 6 volumes in-quarto, Rennes, Plihon Éditeur, Imprimerie Vatar, 1905-1914.

Jean-Pierre Legay et Hervé Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Rennes, Éditions Ouest-France Université, 1982, 435 p.

Antoine Dupuy, Histoire de l'union de la Bretagne à la France, vol. 2, Paris, Librairie Hachette, 1880, 447 p et 501 p.


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