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[Argad] Banvez an Hollsent – Le banquet de la Toussaint

4 participants

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Patrice

Patrice
Admin

Voici donc un début de compte-rendu de la partie Argad jouée samedi 29 octobre au festival LudOuest de Theix-Noyalo.

Éric a indiqué qu'il va suivre avec le journal de guerre de son perso, je n'en dis pas plus pour le moment.

Comme d'hab' nous sommes vers le milieu des années 1590, à la fin des guerres de religion. Les partisans du nouveau roi Henri IV (pour simplifier : catholiques modérés et protestants) combattent les partisans de la Très Sainte Ligue (ultra-catholiques opposés à toute tolérance religieuse) qui est puissante en Bretagne. L'Espagne (catholique, super-puissance de l'époque) soutient la Ligue et cherche à s'implanter en Bretagne pour soutenir ses voies maritimes stratégiques, et est ennemie à mort de l'Angleterre (protestante) qui, pour une fois en ces temps-là, s'allie au roi de France.

Il y a finalement trois joueurs, dont les personnages avaient tous participé à au moins une aventure précédente de cette campagne (mais pas forcément aux mêmes aventures).

— Yann an Tan un partisan de la Sainte Ligue. Vaguement considéré comme brigand à sa première apparition la fois précédente, il a gagné une certaine renommée auprès des chefs de la Ligue et est probablement d'ascendance noble. Vu son statut encore marginal il n'a pas d'instructions précises, et il est jalousé par des officiers plus réguliers. Il sait que plusieurs notables locaux vont se rassembler pour un petit banquet afin de se rencontrer, ça peut être une occasion de rencontrer du monde.

Antonin Le Hir de Lostbras, petit noble au service de la Sainte Ligue. Il a reçu des ordres lui demandant notamment de rassurer des notables ligueurs trop timorés, qui vont se réunir pour un petit banquet, en leur montrant notre force.
Par ailleurs, un membre de sa troupe se retrouve héritier, suite à la mort d'un de ses cousins, des ruines du manoir de son grand-oncle, brûlées et rasées il y a trente ans, il paraît que cet oncle était riche.

Ned Poins, un officier anglais. Ses ordres généraux sont de frapper la Ligue, et encore plus les Espagnols, sans prendre trop de risques. Il attend l'arrivée d'un maître artilier anglais (déjà rencontré précédemment) avec un petit pierrier.

Il y a aussi sur le terrain une petite troupe de partisans du roi (qui finalement ont été PNJ, et sont intervenus marginalement au bout d'un moment) et un campement espagnol (dont les occupants, PNJ aussi, n'avaient pas prévu de bouger mais qui pouvait servir de lieu de ralliement sécurisé pour les partisans de la Ligue).

En tout début de partie, les Anglais postés assez près de la route qui longe la côte, au sud, aperçoivent deux charrettes escortées par quatre hommes, apparemment des Espagnols. Ils s'avancent vers ce petit convoi...



Dernière édition par Patrice le Mar 29 Nov 2022 - 20:31, édité 1 fois


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Eric de Gleievec

Eric de Gleievec

Octobre 159X ; quelques jours avant la Toussaint (fête que, faut-il le préciser, les fidèles de l'Eglise d'Angleterre observent scrupuleusement, quoique nous n'y rattachions point d'aucunes simagrées propres aux Papistes.)

Nous Ned Poins, Capitaine au service de sa Très Gracieuse Majesté Elizabeth, avons posé le pied depuis de longs mois déjà en cette morne province de Bretagne. Quotidiennement nous y sommes confrontés à une population ignare et superstitieuse éructant en un langage nasillard dont même un Gallois ne voudrait pas.
Fort heureusement pour notre troupe, deux de mes hommes natifs de la côte de Cornwall, ont accoutumé de commercer avec ces sauvages, et connaissent quelques rudiments de leur parler, ce qui nous permet de communiquer avec eux lorsque le besoin s'en fait ressentir.

Notre commandement nous a donné pour mission de quitter le camp pour aller patrouiller sur la côte sud de Cornouaille (non seulement ces gens parlent la langue des oies, mais en plus ils tentent de copier les noms de nos provinces, ce qui démontre bien leur complexe d'infériorité). Notre objectif étant de contrôler les actions des Ligueurs et de leurs alliés espagnols et d'y faire obstacle, et d'aider dans leurs tâches les Royaux, sans prendre pour autant des risques inconsidérés.

Parvenus à l'ouest d'un bourg côtier, près duquel nous avions entendu dire qu'un campement espagnol était implanté, nous progressons discrètement parmi les broussailles, lorsque nous apercevons avançant sur la rive une petite troupe comportant deux carrioles, quelques soldats et un officier arborant l'écharpe rouge des papistes. Et au large, s'approchant de la côte, une barque bien chargée de malles.

Nous lançons nos hommes en direction de la petite troupe, bien faible en comparaison de la nôtre, afin de la questionner. Ne voilà-t-il pas que ces gens sont pris de panique et fuient à toutes jambes en direction du bourg, laissant là les deux charrettes vides.
Cette réaction étant selon nous l'aveu de leurs vilaines intentions, nous les prenons en chasse ; abattons les soldats à pied, et tentons de poursuivre leur officier, qui nous échappe. Nous nous approchons alors de la grève dans l'idée d'arraisonner la barque, qui tente d'accoster. Une partie de la troupe est toutefois restée en arrière près de la ria, et utilise les charrettes pour créer une défense de fortune, entre le petit pont de bois qu'on traversait naguère, et une maison isolée.

Nous avisons aussi sur une colline plus au nord, une troupe affichant sur son étendard les couleurs de France et de Navarre, donc des alliés. Je dépêche un de mes cavaliers afin de prendre contact avec eux, et les assurer de ma coopération que j'espère réciproque ; les drôles surveillent le bourg, mais ne semblent toutefois pas très disposés pour l'heure à agir...

Mais à ce moment, des troupes sortent du bourg et viennent en notre direction, manifestement des ligueurs ralliés par l'officier monté que nous poursuivions ;  leur parler est manifestement breton mêlé de françoys. Nous cherchons à les affronter mais leur supériorité numérique nous pousse à nous désengager, sans avoir à déplorer de trop graves pertes, quoique je sois moi-même blessé lors de cet affrontement. Les papistes parviennent à décharger la barque, protégés par leurs cavaliers, et la cargaison est mise à l'abri dans le bourg, d'où proviennent des clameurs laissant entendre qu'une foule assez importante s'y terre.

Nous nous replions donc vers la maison isolée proche de la ria. Là un occupant nous accoste, s'exprimant en un françoys baragouiné ; et il me laisse entrer.

Grande est ma surprise de retrouver à l'intérieur deux vieilles connaissances : le vieux noble huguenot et la jeune femme à l'arbalète, dont nous continuerons de taire les identités, que nous avions rencontrés lors de notre précédente aventure.

Durant ce temps, une partie de mes hommes est repartie en arrière avec une des charrettes afin de retrouver le maître artilleur Robert Davidson, resté en retrait avec son petit canon et tout son attirail. Ils nous rejoignent bientôt ; nous nous installons donc autour de la maison, en sécurisant l'endroit avec les charrettes capturées et le canon ; nos amis huguenots me procurent les premiers soins, suivis d'une vieille femme étrange qui habite une cabane un peu plus loin, et distribue des pommes à qui en veut.

J'établis les tours de garde pour la nuit, et m'endors afin de récupérer de ma blessure.


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Si tu crois que la violence n'est pas la solution à tous les problèmes, c'est peut-être simplement que tu n'as pas frappé assez fort.

Patrice

Patrice
Admin

Moultement excellent... Very Happy ...C'est donc la vision, côté anglais, du début de cette affaire.

En effet, en tout début de partie, ces Anglais postés assez près de la route qui longe la côte, au sud, aperçoivent deux charrettes escortées par quatre hommes, apparemment Espagnols. Ils s'avancent vers ce petit convoi. Les Espagnols s'enfuient sans songer à se défendre, leur officier part au galop.
Les Anglais rattrapent et tuent les piétons, puis voient approcher une grande barque, maniée par deux autres hommes... qui s'éloigne en les voyant. Les Anglais tirent dessus.

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Pendant ce temps, Yann an Tan et sa petite troupe arrive au village par le nord, se fait reconnaître des personnes présentes et se mêle à eux. Il y a là en effet des notables des environs et des villageois.

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Assez loin à l'ouest, une petite troupe royale n'est guère pressée d'approcher.

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Au nord-est, le campement des Espagnol, qui ne semblent pas vouloir bouger.

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Sortie de la protection du camp espagnol, la troupe d'Antonin Lostbras ne se dirige pas vers le village comme ses ordres l'y invitaient, mais vers une colline assez loin au nord-ouest.

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En approchant de cette colline, ils aperçoivent un homme qui se cache maladroitement derrière un arbre.

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Ils interrogent cet homme, qui dit être un villageois, et qu'il se cache là pour voir le fantôme qui apparaît parfois quand la nuit tombe, le fantôme du seigneur des lieux assassiné il y a trente ans, trois jours avant la Toussaint. Mais il a peur de s'approcher davantage car ce fantôme est dangereux : un curé qui avait voulu l'exorciser il y a deux ans avait été retrouvé le lendemain mort dans un fossé.

Antonin oblige l'homme à se joindre à sa troupe et monte le chemin qui mène aux ruines.

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Dernière édition par Patrice le Mer 16 Nov 2022 - 13:40, édité 2 fois


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Patrice

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Admin

La barque aperçue plus tôt a finalement accosté plus loin sur la côte. Ses deux occupants déchargent en hâte quelques marchandises. Alertés par l'officier espagnol qui avait fui au grand galop jusqu'au village, Yann an Tan et ses hommes et quelques villageois, dont un marchand espagnol qui semble investi dans les affaires locales, arrivent en hâte pour les secourir car les Anglais (qu'on voit arriver à gauche de l'image) n'ont pas abandonné la poursuite.

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Les marchandises sont ramenées en hâte au village, les Anglais harcelant toujours derrière (ici à droite de l'image). L'officier anglais, blessé dans ces combats, se replie dans une maison de pêcheurs.

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Yann an Tan tente d'improviser une défense aux lisières du village...

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...d'autant plus qu'à l'ouest les Royaux font une petite avancée... sans beaucoup de conviction.

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Quelques échanges de tir avec des défenseurs cachés derrière le talus suffisent à refroidir leur ardeur.

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Dans le village, des notables se plaignent que d'autres renforts ligueurs auraient dû leur arriver. L'un d'eux chevauche jusqu'au camp espagnol, où on lui confirme que la troupe d'Antonin Lostbras est partie vers la colline visible au nord-ouest. Le noble ligueur s'y rend au triple galop ...pour trouver Lostbras et ses hommes pieusement rassemblés autour de leur moine qui prie pour exorciser les ruines.

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Le notable presse vivement Antonin d'aller renforcer le village avec sa troupe, mais sans succès. Antonin promet d'y aller aussi vite que possible... le lendemain matin. Puis il se met à fouiller méthodiquement toutes les ruines. Il finit par dénicher deux coffres emplis de pièces et d'objets précieux.

Le soldat héritier des ruines rappelle que les biens de son oncle doivent lui revenir. Antonin propose de faire deux moitiés, une pour l'héritier, une pour lui-même comme découvreur ...puis il se rend compte que certaines pièces de monnaie sont récentes et que ça n'est donc pas le trésor de l'oncle mort il y a trente ans ! Il peut donc en saisir la totalité.

Puis, à la tombée de la nuit... Antonin et ses hommes voient soudain une forme blanche gravir le bord de la colline d'une démarche irréelle.

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Dernière édition par Patrice le Mer 16 Nov 2022 - 13:39, édité 3 fois


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Eric de Gleievec

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(Suite du journal de Ned Poins)

La nuit semble paisible, et pourtant...

Soudainement, voilà que je ne suis plus dans la maison, mais près de la cabane de la vieille femme. Face à moi, à quelques pas, je reconnais le chef ligueur que j'avais affronté lors de notre précédente aventure.
Nous nous toisons, tout mouvement semble pénible et toute pensée confuse. La vieille sort de sa maison et balaie devant son seuil sans paraître nous voir. Etrange occupation nocturne.

Et puis, voilà qu'elle enfourche son instrument, et s'élève dans les airs ! A ce moment précis, moi et le Ligueur nous nous retrouvons chacun avec une arquebuse à la main, sans savoir comment ces armes ont bien pu arriver là !
L'un comme l'autre, nous décidons au même instant de faire feu, l'un sur l'autre cela va de soi. La poudre s'enflamme, et les deux détonations résonnent...
A ce moment je m'éveille dans la maison de mon hôte. Un rêve idiot ? Sans doute. Mais il n'est pas exclu que la vieille ait malicieusement semé un trouble insidieux en nos esprits... Il faudra que je me renseigne un peu plus sur cette personne.
Quoi qu'il en soit, les deux arquebusades de mon rêve correspondent à deux coups de feu ayant réellement résonné à proximité de la demeure. Je m'équipe donc au plus vite et descends voir de quoi il retourne.

Mes hommes de garde à ce moment, m'expliquent que les Royaux ont témérairement décidé d'attaquer de nuit le village, pourtant défendu par les Ligueurs bien retranchés derrière les talus des champs. Cette action me paraît avoir bien peu de chances de réussir, et j'en veux à ces gens de ne pas m'avoir prévenu de leur intention, ni même sollicité tant soit peu. Orgueil, sottise, je l'ignore.
Je décide donc de faire équiper toute ma troupe ; j'en laisse environ un tiers pour défendre notre retranchement ; et tandis que les Royaux attaquent par l'ouest, nous décidons de contourner par le sud, plus pour faire une diversion qui aidera nos alliés en dégageant une partie de leurs adversaires, que pour engager réellement le combat.

Le vieux huguenot et la jeune femme quant à eux, décident de se joindre aux troupes royales.

Il s'avère que notre diversion semble troubler les Ligueurs, qui lancent une sortie en notre direction, avec leurs cavaliers et quelques piétons. Ils ont l'avantage du nombre et de la situation semble-t-il, cependant le sort des armes leur sera défavorable en ce jour qui se lève.
En effet les Royaux parviennent à étriller l'infanterie papiste retranchée derrière les talus, tandis que nous affrontons avec succès ceux-là qui tentèrent la sortie. Nous essuyons quelques pertes, sans commune mesure toutefois avec celles de nos adversaires.
Là aussi, leurs barricades leur sont d'un bien faible secours.

Nous ne tentons pas d'investir le village, action paraissant par trop risquée. Notre diversion fut couronnée de succès, les Royaux ayant infligé de lourdes pertes aux Ligueurs. De notre côté nous avons taillé leur cavalerie en pièces, quelques survivants de leur troupe se replient en désordre, ne laissant sur le terrain qu'un cavalier isolé que nous encerclons... et qui s'avère être l'officier espagnol à la charrette, celui-là même que nous avions coursé la veille. Rien ne lui aura donc servi de s'enfuir au final.

Nous regagnons donc notre retranchement et plions bagage, emportant avec nous l'Espagnol que je compte bien rançonner. Nous apprendrons plus tard que dans ce village au nom imprononçable, s'était tenu un banquet auquel avait été convié tout le gratin papiste des environs.
C'est donc fort contrits d'avoir perturbé leur petite fête, que nous regagnons le camp anglais, en laissant Françoys et Bretons laver leur linge sale en famille.

- Et après ?
- Après... c'est une autre histoire !



Dernière édition par Eric de Gleievec le Mar 15 Nov 2022 - 22:18, édité 1 fois


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Si tu crois que la violence n'est pas la solution à tous les problèmes, c'est peut-être simplement que tu n'as pas frappé assez fort.

Patrice

Patrice
Admin

Il n'y a malheureusement aucune image de ce rêve dans lequel Ned Poins et Yann an Tan (qui, faut-il le rappeler, étaient alors endormis dans des demeures éloignées l'une de l'autre) ont cru se trouver face à face et voir une femme s'envoler au-dessus d'eux sur un balai.

Mais on voit ici le petit groupe de Royaux, parmi lesquels la jeune femme blonde à l'arbalète qui semble pousser les autres avec énergie et inspiration, commencer la petite attaque par surprise qui réveille les deux antagonistes de leur rêve étrange.

[Argad] Banvez an Hollsent – Le banquet de la Toussaint 161845

Loin de là, près des ruines, après un moment sans pouvoir bouger, Antonin décide d'avancer prudemment vers le spectre sans tête.

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...Celui s'éloigne alors d'une allure peu surnaturelle. Ce qui encourage Antonin et quelques-uns de ses hommes à le rattraper alors qu'il allait monter à cheval. Ils se rendent alors compte qu'il s'agit d'un déguisement.

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L'homme avoue être un des lieutenants du bandit La Fontenelle et avoir caché là un des butins de celui-ci. La légende du fantôme permettait d'éloigner les curieux.


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Byblos



Trés sympa l'idée du fantôme (et sa réalisation ! )

Patrice

Patrice
Admin

N'ayant pas de photos de ce qui est advenu dans le court rêve que Ned Poins et Yann an Tan ont partagé en même temps (...après tout, c'était un rêve, donc il n'est pas étonnant qu'il n'en reste aucune trace sauf dans leur mémoire à tous les deux...) voici quand même une reconstitution d'après leurs souvenirs.

Donc, Ned Poins, le capitaine anglais blessé qui dort dans la maison de pêcheur près de la côte, et Yann an Tan qui dort dans une des maisons du village, se retrouvent soudain en face l'un de l'autre, plus loin dans la campagne devant une maison où vit une vieille femme qui avait tenté de leur vendre des pommes dans la journée.

Ned Poins tente de parler à Yann an Tan, qui pour sa part décide de lui foncer dessus (décisions prises en secret séparément). Mais ni l'un ni l'autre ne parvient à faire quoi que ce soit, ils ont tous deux l'impression de patauger dans de la bouillie d'avoine.

La vieille femme sort de sa hutte sans les voir, commence à balayer le sol...

[Argad] Banvez an Hollsent – Le banquet de la Toussaint 152850

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...et soudain, elle enfourche son balai et s'envole.

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Les deux adversaires réalisent alors qu'ils ont chacun une arquebuse en main, chargée et mèche allumée (ce dont ils ne s'étaient pas rendus compte avant). Ils hésitent brièvement sur la cible à choisir (décisions prises en secret séparément). Tous deux décident de tirer sur leur ennemi plutôt que sur la femme volante. Yann an Tan rate son tir, Ned Poins réussit le sien, Yann an Tan se sent blessé...

...Tous deux sont alors réveillés, chacun dans son lit, par deux vrais coups d'arquebuse qui retentissent dans la campagne, c'est le petit assaut français dont on parlait plus haut. Yann an Tan se lève indemne mais avec le net souvenir d'avoir ressenti la blessure.


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Ehouarn

Ehouarn

Oui très sympa le coup du fantôme et de la sorcière, ça donne un côté surréaliste à nos aventures drunken

Pour ce qui est d'Antonin, il ne déroge pas aux traditions familiales ataviques, s'il est question de trésor à débusquer, cela devient sa priorité Razz

N'empêche ça fait 2 fois qu'il s'enrichi grâce à La Fontenelle, qu'il en soit ici remercié Twisted Evil


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Patrice

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Admin

ET donc, le bilan des choses...

(...comme vous savez je ne calcule pas de points de victoire ; on se tient à ce que les personnages peuvent comprendre du résultat de leurs actions, et aussi à ce que des PNJ mieux informés savent).

Ned Poins, l'officier anglais, a bien réussi a créer des paniques momentanées parmi les Ligueurs assemblés dans le village et à leur insuffler un fort sentiment d'insécurité (que leurs chefs voulaient justement éviter).

Il a subi peu de pertes dans sa troupe, il a été glorieusement blessé, et il ramène un officier espagnol prisonnier (avec un peu de mal pour empêcher ses hommes de le tuer).

Yann an Tan s'est illustré en rassurant les notables ligueurs par sa présence, en aidant à récupérer des marchandises attendues par un marchand espagnol, en organisant la défense du village, puis en montant lui-même au combat pendant l'attaque nocturne où il a risqué sa vie.

Il y a acquis de la célébrité et va recevoir une gratification de la Ligue pour compenser ses pertes et l'encourager à son service ; en plus d'une prime plus modeste du marchand espagnol qui lui est remise en remerciement de son action au camp espagnol proche du village, où on le restaure de fort chorizo d'âne, de tapas variés, et de paella, ainsi que de moules et de lamelles d'un légume récemment ramené d'Amérique (une partie de l'armée espagnole étant recrutée en Wallonie) et où on l'abreuve de sangria et de bière trappiste avec tous les honneurs.

Parmi les notables ligueurs présents au village, un érudit se montre intéressé par son histoire familiale et s'engage à faire une recherche sur son ancestrie pour savoir s'il descend vraiment d'un seigneur Tanneguy ou Tanguy, et/ou d'un noble du quatorzième siècle de la seigneurie de Quimerc'h.

Antonin Lost Bras s'est emparé d'une forte somme en pièces et en bijoux trouvée dans les ruines.

Les villageois lui sont reconnaissants de les avoir débarrassés du faux fantôme (beaucoup d'entre eux pensent qu'il y en a un vrai, et se disent après coup que deux ça faisait trop quand même).

La plupart des notables locaux de la Ligue sont très remontés contre lui, pour avoir retardé sa venue et même avoir refusé de venir aussitôt quand un noble messager l'a supplié de venir à leur aide.


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Ehouarn

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Patrice a écrit: La plupart des notables locaux de la Ligue sont très remontés contre lui, pour avoir retardé sa venue et même avoir refusé de venir aussitôt quand un noble messager l'a supplié de venir à leur aide.

Ah mais que n'ont-ils envoyé une noble (et accorte) messagère ? [Argad] Banvez an Hollsent – Le banquet de la Toussaint 997520


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Patrice

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Une traduc adaptée en anglais est maintenant sur TWW et sur LAF :
https://www.thewargameswebsite.com/forums/topic/argad-new-adventures-in-the-1590s-in-brittany/
https://leadadventureforum.com/index.php?topic=139203.msg1771706#msg1771706


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Ehouarn

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Ah c'est intéressant de lire le compte-rendu dans une autre langue, car il y est notamment précisé - ce qui ne l'est pas ici en français - que La Fontenelle, voudra très certainement occire mon personnage !
Mais pourquoi tant de haine ?
[Argad] Banvez an Hollsent – Le banquet de la Toussaint 408991


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Ehouarn a écrit:Ah c'est intéressant de lire le compte-rendu dans une autre langue, car il y est notamment précisé - ce qui ne l'est pas ici en français - que La Fontenelle, voudra très certainement occire mon personnage

Il est écrit "probably"  tongue  ce n'est pas une certitude. On peut le supposer, mais on ne sait pas vraiment. Il est possible aussi qu'il n'en soit même pas informé et que le faux fantôme n'était qu'un de ses sous-fifres agissant pour son propre compte...(?)

Par ailleurs, une version très simplifiée et raccourcie de ce scénario sera disponible, je l'ai faite jouer à Tourc'h en initiation quelques jours plus tard, avec deux petites troupes opposées (Royalistes contre Ligueurs) ayant chacune mission de combattre leurs ennemis (de part et d'autre de la route côtière) et l'information sur les ruines. Autre différence, les ruines n'étaient pas visibles en début de partie il fallait demander aux habitants. Twisted Evil


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Ehouarn

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Patrice a écrit: Il est écrit "probably"  tongue  ce n'est pas une certitude. On peut le supposer, mais on ne sait pas vraiment

C'est entendu, mais sois assuré que le dit Antonin restera sur ses gardes, où qu'il soit [Argad] Banvez an Hollsent – Le banquet de la Toussaint 408991


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