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Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons

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Eric de Gleievec

Eric de Gleievec
Disons que le stratège à l'origine de cette brillante intervention, n'était autre que Patrice dans une précédente incarnation.

Cela ressemble à ses inspirations tactiques, comme récemment de détacher son infanterie légère pour l'opposer à de la cavalerie lourde ; sait-on jamais, un jour ça pourrait marcher... Si on n'innove pas, on saura jamais.


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Cum bonis ambula.

Patrice

Patrice
Admin
@Ehouarn a écrit:En fait les immigrés et royaliste ont été carréments cons très mal inspirés de débarquer sur une presqu'île car très facilement coincés dans ce réduit, non ?

Non, c'était fréquent au XVIIIe siècle, ça permet d'être plus tranquille pour débarquer, d'être protégé plus longtemps par les canons des navires, de pouvoir rembarquer plus facilement en cas de besoin... Mais tout ne se passe pas forcément comme prévu.

Le fort avait justement été construit (sous Louis XV) pour contrer cette éventualité.


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SIR JACK

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@Ehouarn a écrit:En fait les immigrés et royaliste ont été carréments cons très mal inspirés de débarquer sur une presqu'île car très facilement coincés dans ce réduit, non ?

Ce n'était pas le plan prévu à l'origine : progression dans le pays environnant, mobilisation régionale des forces anti-révolutionnaires, étincelle bretonne qui (re)met le feu aux poudres d'autres régions, marche sur Paris. Ceci résumé à grosses louches.

Tout cela a été réduit à néant par plusieurs phénomènes.

D'abord les dissensions immédiatement survenues entre les chefs de l'expédition (d'Hervilly et Puisaye) sur le commandement des troupes; mais aussi  le mépris affiché par l'état-major émigré envers ces gueux malodorants et indisciplinés de chouans.
Sans parler de l'erreur profonde qui a consisté à recruter dans certains régiments royalistes des prisonniers républicains détenus en Angleterre. Prisonniers dont une bonne partie s'est empressée de tourner casaque dès que l'occasion lui en a été donnée.

Bref, même si les chouans avaient commencé à tenir le pays jusque vers Locoal-Mendon et Auray, et même s'ils ont obtenu par la suite que des tentatives de diversion soient lancées à l'Ouest de Lorient ainsi qu'à l'Est par la presqu'île de Rhuys, les choses ont rapidement tourné au désastre.

On a en tant perdu de temps en querelles que l'on s'est finalement enfermé dans la souricière que représentait la presqu'île de Quiberon, tout en laissant à Hoche le délai nécessaire pour rameuter ses troupes et réunir des renforts.

Les manoeuvres politiques de l'Agence royaliste de Paris, plus proche du comte de Provence (le futur Louis XVIII) que du comte d'Artois (le futur Charles X) ont également joué un rôle important dans cette affaire.

Selon moi, l'expédition de Quiberon doit en effet une grande partie de son échec aux divergences qui opposaient les frères du défunt Louis XVI sur la conduite à tenir face aux révolutionnaires. Cela, à une époque où la cause royaliste reprenait du poil de la bête dans une opinion publique lassée par les excès de la Terreur.
L'un (le comte de Provence) préférant privilégier la voie légale ; l'autre (le comte d'Artois) étant plus favorable à la solution militaire.

Or, les partisans du comte de Provence - qu'écoutait d'Hervilly - se méfiaient grandement de Joseph de Puisaye, ancien député de la Convention, devenu proscrit puis fédérateur auto-proclamé du mouvement royaliste en Bretagne avec le soutien des Anglais et l'aval du comte d'Artois,

Grand admirateur du système politique anglais,  Puisaye était un chaud partisan de la monarchie constitutionnelle, et soupçonné en tant que tel par ses adversaires de pouvoir éventuellement aider les Anglais à se débarrasser des Bourbons.

Quel rôle nos malins voisins ont-ils réellement joué dans tout cela ? Que voilà une question qu'elle est intéressante.

Une chose est en tout cas certaine : sur les côtes bretonnes comme dans tout débat politique, mettez deux gros crabes dans un petit panier et ils vont vite se chicorer.


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kiyomori

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Je n'ai peut-être pas tout suivi, et puis c'est aussi plus en Vendée, mais chez Trent ils ont sortis d'autres figurines, quelques piétons avec chien, un prieur avec sa servante, un autre chouan, et Stofflet et Madame de Bulkeley.

Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Mmme_d10
Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Stoffl10

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Eric de Gleievec

Eric de Gleievec
De tous les chefs blancs, Stofflet c'est quand même mon préféré ; pas un aristo, pas non plus forcément un catho fanatique ; un simple garde-chasse, pragmatique, qui joue moins sur le charisme que sur une discipline de fer pour mener ses troupes... si davantage de généraux blancs lui avaient ressemblé, les chouanneries et les Vendées auraient sans doute été moins synonyme de pieuse débandade...


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Cum bonis ambula.

SIR JACK

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Quelques officiers républicains de plus. C'est de l'Eureka miniatures.

Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Offici10


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Patrice

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@SIR JACK a écrit:Quelques officiers républicains de plus. C'est de l'Eureka miniatures.

Ah, joli.  Smile

Celui à droite, en vert avec un casque à chenille et un hausse-col d'officier d'infanterie, c'est un dragon ?


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Eric de Gleievec

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Hmmmm, je pensais à un chasseur à cheval, mais avec le hausse-col tu as sans doute raison.


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SIR JACK

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@Patrice a écrit: Celui à droite, en vert avec un casque à chenille et un hausse-col d'officier d'infanterie, c'est un dragon ?

Je l'ai peint en chasseur à cheval car c'est ce qui ressemble le plus à l'uniforme. Mais deux détails, que je pense être liés à une initiative malheureuse du graveur, me posent problème.

D'abord le hausse-col, dont la présence est pour le moins curieuse.
Que ce soit chez les chasseurs à cheval comme chez les dragons, je ne trouve nulle part une illustration d'un cavalier portant cet équipement qui était destiné à distinguer un officier.
Et cela, même si à partir de 1788 certains régiments de dragons (des soldats dont la vocation était d'être transportés rapidement et de jouer les fantassins une fois arrivés sur place) sont devenus des unités de chasseurs à cheval.
Quelqu'un possède-t-il une telle illustration ?

Ensuite les bottes qui sont celles d'un officier d'infanterie, pas d'un cavalier léger.
Cela étant, lorsque l'on connait le grand dénuement dans lequel se trouvaient à l'époque les troupes républicaines, le plus souvent habillées de bric et de broc, on peut fort bien imaginer que mon chasseur a cheval, lassé des trous qu'il avait dans les semelles, ait récupéré les chausses d'un biffin laissé pour mort sur un champ de bataille.

Mal payés (en assignats), mal voire pas du tout nourris dans une région où les convois de grains étaient souvent attaqués par les chouans, les "bleus" ne se privaient pas de se servir sur le pays et de piller tout ce qu'ils pouvaient. Une habitude qui posait bien des problèmes à Hoche et à certains généraux, conscients que le comportement indiscipliné de leurs troupes provoquait la colère des populations locales et permettait aux mêmes chouans de recruter plus facilement des sympathisants.

Les conditions de logement pouvaient, elles aussi, être déplorables. Dans son excellent livre "Les chouans" paru chez Hachette, Roger Dupuy cite l'exemple des soldats de Meslay, en Mayenne, qui ont mis le feu en décembre 1795 aux logements leur servant de caserne. Cet incendie était destiné à les débarrasser de la gale dont ils étaient tous atteints. affraid

Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Cc411


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Eric de Gleievec

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Même les basques longues semblent plaider plutôt pour un officier d'infanterie monté, que pour un cavalier.


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SIR JACK

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A moins qu'il s'agisse d'un officier d'infanterie légère. Je me renseigne...


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SIR JACK

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Au temps pour moi. Mon officier monté est bien un officier d'infanterie, légère en l'occurence.
C'est le casque à chenille qui m'a fait faire une fixation sur les chasseurs à cheval.
En guise de pénitence, je vais me couvrir la tête de cendres, revêtir une robe de bure et faire trois fois le tour de ma maison sur les mains (ce sont les voisines qui vont être contentes).

Voilà donc l'olibrius rectifié
Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Inf_mo10

Et voilà la planche dont je me suis inspiré
Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Inf_le10


@Eric de Gleievec a écrit:Même les basques longues semblent plaider plutôt pour un officier d'infanterie monté, que pour un cavalier.
Certes mais, et même si ce n'est pas une excuse, les chasseurs à cheval avaient aussi les basques longues à l'origine. Cela étant, ton intuition était la bonne.
Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Chasse11


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Patrice

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@SIR JACK a écrit:Mon officier monté est bien un officier d'infanterie, légère en l'occurence (...)
C'est le casque à chenille qui m'a fait faire une fixation sur les chasseurs à cheval.

Ils avaient sans doute gardé le souvenir d'une grande proximité entre les deux armes ? Il y avait eu des régiments mixtes sous Louis XV, et encore sous Louis XVI je crois.

@SIR JACK a écrit:Et voilà la planche dont je me suis inspiré

Bon il te faut donc peindre une unité de plus, pour qu'ils ne se sente pas tout seul...  What a Face  Sinon il suffira de dire que c'est un officier de liaison qui est là par hasard, ou qu'il passait juste voir une copine sur la Côte Sauvage et qu'il a mal choisi son jour.


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SIR JACK

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@Patrice a écrit: Bon il te faut donc peindre une unité de plus, pour qu'ils ne se sente pas tout seul...  What a Face  Sinon il suffira de dire que c'est un officier de liaison qui est là par hasard, ou qu'il passait juste voir une copine sur la Côte Sauvage et qu'il a mal choisi son jour.

Ca tombe bien. J'ai une unité de chasseurs de 1792, forte de plus d'une douzaine de figurines (wargames foundry), qui attend depuis des lustres dans mes fonds de tiroirs que je lui donne des couleurs. Et comme il me manque de l'infanterie légère, ça devrait le faire

Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Chasse12


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SIR JACK

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En attendant l'infanterie légère républicaine, d'autres chouans débarquent.
C'est toujours de l'Emperor Toads Emporium bidouillé. On s'en lasse pas.

Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Ch_210


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Ehouarn

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Bel effort pour les bragoù bras. Ceux qui en portent doivent avoir un chapeau dont la calotte est ronde Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 198287


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Patrice

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Mais c'est qu'ils deviennent nombreux...  Smile

@Ehouarn a écrit:Bel effort pour les bragoù bras. Ceux qui en portent doivent avoir un chapeau dont la calotte est ronde Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 198287

Oh, il ne fait pas forcément partie d'un cercle celtique de danseurs tenus à l'uniformité du costume traditionnel Razz ça peut être un gars du bourg, ou tout content d'avoir trouvé un chapeau à la mode de la ville ?


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Ehouarn

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@Patrice a écrit:Oh, il ne fait pas forcément partie d'un cercle celtique de danseurs tenus à l'uniformité du costume traditionnel Razz ça peut être un gars du bourg, ou tout content d'avoir trouvé un chapeau à la mode de la ville ?

Si l'on se réfère aux gravure s de Perrin, il y a toujours une nette distinction entre l'habillement paysan, très "uniforme" justement, signe de l'appartenance à la communauté rurale et l'habillement citadin ou de celui qui tout en faisant partie du village s'en distingue par une fonction spécifique, ou par un statut social plus élevé et davantage bourgeois.

Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Perrin10

Ici le violoniste est le seul à porter un chapeau haut de forme, mais il n'a pas de bragoù bras. C'est un musicien ambulant tout comme la femme complètement à gauche qui semble vendre des objets religieux ou de la mercerie et ne porte pas la même coiffe que les femmes du lieu.

Pour résumer : bragoù bras = paysan => uniformité du costume - pas nécessairement des couleurs, avec tout de même des tons compatibles - et chapeau de feutre à la calotte ronde (qui sera dans certains pays, notamment de l'Aven agrémentée à la fin du 19ème siècle d'un ruban haut pouvant donner l'illusion d'une calotte plate).
Pour les autres catégories socio-professionnelles, pas de distinction spécifique. Par exemple un tailleur pourra porter les gilets des paysans (3 ou 4 superposés) mais un pantalon "moderne", plus commode à la pratique de son métier qu'il exerce assis.


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SIR JACK

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C'est bien noté. J'avais zappé ce détail. Mon Dremmel étant, hélas, en panne, j'ai commencé à rogner au cutter certains chapeaux afin de les réduire et de les arrondir.

Quelques questions de néophyte cependant.
Quelle période les gravures de Perrin couvrent-elles ? Et est-ce que ce que a valu pour le 19e siècle était également en usage pour la fin du 18e siècle ?
Les paysans de 1795, qui ne roulaient pas sur l'or, c'est le moins que l'on puisse en dire, ne s'habillaient-ils pas aussi avec ce qu'ils avaient sous la main ou bien ce qu'ils pouvaient trouver ?
Bref, l'uniformité est-elle une règle d'airain pendant la période révolutionnaire ?

Ce qui me rassure aussi, c'est de voir sur la gravure plusieurs paysans avec des souliers. Car les sabots, ce n'est vraiment pas évident à réaliser avec de la pâte à durcir.


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Ehouarn

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@SIR JACK a écrit: Quelques questions de néophyte cependant.
Quelle période les gravures de Perrin couvrent-elles ? Et est-ce que ce que a valu pour le 19e siècle était également en usage pour la fin du 18e siècle ?
Les paysans de 1795, qui ne roulaient pas sur l'or, c'est le moins que l'on puisse en dire, ne s'habillaient-ils pas aussi avec ce qu'ils avaient sous la main ou bien ce qu'ils pouvaient trouver ?
Bref, l'uniformité est-elle une règle d'airain pendant la période révolutionnaire ?

Perrin est mort en 1832 et a fait ses études à Paris en pleine révolution. Les dessins de la galerie bretonne sont plutôt de la période Napoléonienne-restauration.
Toutefois il y a dans les périodes antérieures des constantes : Un paysan ne peut être confondu avec un citadin. La vesture est un marqueur social. Le pauvre utilise des étoffes moins chères, mais ne déroge pas à la mode locale. Les très pauvres seront habillés par les vêtements usés que leur auront donné les plus aisés. Ils restent donc à la mode, qui évolue selon des cycles bien plus lents qu'au 20ème siècle.
La richesse vestimentaire du groupe paroissial est à son apogée aux 17e et 18e siècles à travers une immense variété de couleurs, de formes, de matières et d’influences. Un territoire visuel encore non exploré par la recherche !
Ce paysage visuel se réduit sûrement sous l’influence de la Contre-réforme catholique, qui impose « le bien se vêtir » et « les couleurs morales » [le noir, le gris, le bleu] et décroît aussi avec la progression de l’individualisme et de l’exode rural.
Mouret S. (2018). Vêtements bretons : un état de la Recherche. Blog Culture(s) de Bretagne [en ligne]. Mise à jour le 22 septembre 2018. URL : https://www.bretagnes.fr/vetements-bretons-un-etat-de-la-recherche


Il ne s'agit donc pas de l'uniformité de la fin du 19ème siècle - Kant bro kant giz : 100 pays 100 coutumes(différentes) - où chaque paroisse avait sa particularité vestimentaire, ni, comme le disait Patrice, de celle des groupes folkloriques où toutes les femmes ont le même tablier de la même couleur, mais il y a des invariants, dont le chapeau rond fait partie pour la période concernée.


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Ca manquait au tableau et ça va faire plaisir à Charles, qui en a parlé dans les premières pages de cette rubrique.
Deux hussards de Warren, bidouillés à partir de hussards français de Perry, viennent de rejoindre les troupes royalistes.
Leur troupe, forte de 63 cavaliers seulement, avait été constituée avec des chouans et des soldats du régiment d'Hervilly. Elle portait le nom du commodore commandant la flotte anglaise qui avait amené les royalistes en Morbihan.

Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Hw10



Dernière édition par SIR JACK le Mer 7 Avr 2021 - 9:08, édité 1 fois

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@SIR JACK a écrit:Deux hussards de Warren

Ah tiens... Shocked je les avais oubliés ceux-là...


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648Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Empty Botoù koad Mar 13 Avr 2021 - 21:52

Ehouarn

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@SIR JACK a écrit: les sabots, ce n'est vraiment pas évident à réaliser avec de la pâte à durcir.

Une photo intéressante sur une carte postale circulée en 1909, mais dont la prise de vue peut dater de la fin du 19ème siècle - l'indice étant le décor fictif peint sur toile, courant à cette période - où ce personnage en bragoù berr (braies courtes) porte des sabots très ajustés aux pieds, comme le seraient des souliers.

Quiberon, sa côte, ses chouans, ses bastons - Page 26 Bragoz12

Je pensais que le sabot se portait avec des chaussons - ce qui implique de les prendre une pointure au dessus - ou de la paille, mais ici il est plus vraisemblable que ce soit pieds nus.
Le port de sabots intégralement en bois - sans bride en cuir sur le dessus - dès le plus jeune âge conduit à ce que le coup de pied soit "cassé" par le fait de buter dans le bois à chaque pas, jusqu'à devenir indolore. J'ai essayé étant jeune, je n'ai pas tenu plus d'une heure, même avec des chaussons à l'intérieur.


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