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L'Infanterie au XVIIIe siècle — LA TACTIQUE

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Paskal


Les causes de certains événements historiques, les grandes défaites notamment, demeurent incompréhensibles quand on ignore les différences tactiques des différentes armées au XVIIIe siècle .

Guibert écrivait en 1790 : « Quand les nations elles-mêmes prendront part à la guerre tout changera de face ; les habitants d'un pays devenant soldats, on les traitera comme ennemis, la crainte de les avoir contre soi, l'inquiétude de les laisser derrière soi, les fera détruire.

Ah ! c'était une heureuse invention que ce bel art, ce beau système de guerre moderne qui ne mettait en action qu'une certaine quantité de forces consacrées à vider la querelle des nations, et qui laissait en paix tout le reste, qui suppléait le nombre par la discipline, balançait les succès par la science et plaçait sans cesse des idées d'ordre et de conservation au milieu de cruelles nécessités que la guerre entraînait. »

« Ce bel art, ce beau système » dont parle Guibert, c'est ce que d'aucuns ont appelé la guerre en dentelles, une guerre de convenance entre chefs bien élevés, échangeant des politesses avant les premières salves — s'ils ne pouvaient éviter un combat coûteux — bref, faisant la guerre comme Buffon écrivait, en manchettes de dentelle.

Il est probable que les survivants de Fontenoy et de Rossbach, ne parlaient pas, eux, de guerre en dentelles quand ils évoquaient leurs souvenirs de combat.

Jusqu'au milieu du xviiie siècle, les armées se meuvent encore par masse monolithique, lente à la manœuvre et longue à se déployer ; il leur est difficile de se jeter sur l'ennemi.

En effet, pendant qu'elles se mettent en ordre de bataille, celui-ci a le temps de se dérober.

Risquer la bataille, c'est tout risquer. On ne la livre qu'avec la certitude de vaincre, sinon on esquive. D'où de multiples manœuvres, savantes et compassées, parfois sophistiquées.

On peut même, par ces manœuvres, contraindre l'adversaire sans livrer bataille.

Maurice de Saxe écrira ainsi qu'un habile général peut éviter la bataille pendant toute sa vie.

Voici de quoi comprendre les causes historiques à certains événements du  XVIIIe siècle.

http://pfef.free.fr/Anc_Reg/Art_Mili/Colin/Colin_Tactique.pdf


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"Et comme chacun sait, deux ou même un nombre innombrable de couis ne font pas naitre un seul chêne" (Paskal)

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